Les Maîtres des Vices

20,00

(2 avis client)

Dans le Bas-Fond, les Maîtres des Vices survivent en tirant profit des obsessions interdites de leurs clients. Sexe, alcool, drogue… Au Purgatoire, les addictions sont reines.

Céna s’y éveille sans le moindre souvenir de son passé. Entourée par les mystérieux Maîtres des Vices, elle cherche à retrouver son identité dans cet univers où les désirs interdits sont la norme. Mais sont-ils véritablement ses alliés ?

C’est alors qu’un message la conduit sur la piste de son frère aîné…

Plongez dans un monde post-apocalyptique, où chaque obsession a un prix.

 

POUR PUBLIC AVERTI

 

Auteure : Chloé Rovarc’h

Couverture : Neslihan Yardimli

Textes :
Date de parution :
5 novembre 2024
ISBN :
978-2-38618-008-8
Nombre de pages :
320
Format :
Broché
Dimensions :
23,3 x 15,5 cm
Catégories :
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Bloc auteurs

À l’origine de l’œuvre

Chloé Rovarc'h

Textes

Chloé Rovarc'h est une touche-à-tout artistique : lecture, dessin, montages photo, audio ou vidéo... Parmi ses activités, l'écriture occupe la première place. Les Maîtres des Vices est son premier roman.

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2 avis pour Les Maîtres des Vices

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  1. SINAMO

    C’était une très belle découverte !
    La couverture est magnifique et le contenu est super !!
    J’ai pu avoir une dédicace de sa part !
    Je suis très heureuse !!! Bonne continuation !!!

  2. Myfanwi

    Hello, hello !

    Nouvelle chronique un peu spéciale aujourd’hui puisqu’il s’agit du premier roman édité (mais très loin d’être le premier texte) de Chloé Rovarc’h, une autrice que j’ai découvert il y a de nombreuses années déjà dans le fandom Aventures, et peut-être la dernière avec moi qui écrit encore parfois sur le sujet ahah. Ça s’appelle Les Maîtres des Vices et c’est un roman post-apo !

    Céna se réveille dans un lieu qu’elle ne connait pas, sans le moindre souvenir de ce qui lui est arrivé. Cet étrange lieu, qu’on appelle le Purgatoire, est peuplé d’une dizaine d’hommes qui se présentent à elles comme les Maîtres des Vices. Avec leurs pouvoirs, ils aident les Parias, considérés comme le fond du fond du fond de la société, à surmonter leurs addictions, ou tout du moins les vivre mieux. Alcool, sexe, meurtre… Chacun des Maître a sa propre spécialité. Céna rend rapidement compte qu’eux savent tout d’elle, et malgré leur accueil chaleureux et leur évidente envie de l’aider, elle se questionne : sont-ils vraiment dignes de confiance ? Pourquoi aucun d’entre eux ne veut réellement lui expliquer ce qui lui est arrivé s’ils s’autoclament ses amis ? Est-ce que toute cette histoire aurait un rapport avec ce frère perdu, dont elle ne se souvient pas et dont ne subsiste qu’une lettre sur une table de chevet ? Entre passion, addiction, mensonge et vérité, Céna se demande si, pour trouver des réponses, elle ne devrait pas se fier uniquement à elle-même.

    Nous nous trouvons donc dans un monde post-apocalyptique. Le monde s’est effondré depuis des années et la société s’est divisée en trois classes : les Hauts, une société élitiste et parfaite, mais désespérément patriarcale et aux règles intransigeantes, les Bas, qui vivent à leurs portes, et les Parias, qui survivent dans les Bas-Fonds, sans foi ni loi. C’est dans cette dernière classe que se trouve le Purgatoire, un lieu qui se présente comme un centre de traitement des addictions, plus ou moins, où les Parias peuvent se rendre pour s’échapper, l’espace de quelques heures, d’un quotidien où chaque jour pourrait être le dernier.

    C’est un monde glauque, et sans filtre. Les Maîtres des Vices, qui dirigent le Purgatoire, ne sont pas forcément mieux que tous les Parias qui viennent à leurs portes, mais ils ont l’avantage d’être unis par le groupe, ce qui leur permet de survivre dans un confort relatif. En apparence, en tout cas. On se rend très vite compte que bien qu’ils soient alliés, il y a de vives tensions entre les Maîtres, qui en viennent régulièrement aux éclats de voix, voire aux poings.

    J’ai beaucoup aimé le personnage de Céna, qui détonnent complètement avec cet univers. Déjà, parce que c’est une femme, alors qu’il y a une écrasante majorité masculine dans ce monde, y compris chez les Parias, et ensuite, parce que, un peu comme le lecteur, elle hésite rapidement entre fascination et répulsion pour cet univers violent, et ses doutes se voient rapidement confirmés. Mais qui sont ces hommes qui se sont auto-proclamés au-dessus de toutes lois ? Et pourquoi leur faire seulement confiance ? C’est aussi un personnage avec des opinions bien tranchées sur les choses, mais qui sait rester féminines malgré la déshumanisation complète du peuple des bas-fonds. On s’y attache très rapidement !

    Pour ce qui est des Maîtres, c’est plus compliqué ahah. Certains sont en retrait, on ne les voit que très peu et donc il est un peu compliqué de les cerner, tandis qu’on en voit d’autres beaucoup plus souvent, à commencer par Béhel, le Maître Rouge, qui s’occupe des addictions sexuelles. Eh bah, on peut dire qu’on en fait le tour en long, en large et en travers, habillé comme tout nu. Le texte contient beaucoup de scènes explicites, attention donc si ce n’est pas votre tasse de thé. J’avoue que ce n’est pas ma tasse de thé de base non plus, mais ça passe, parce que ça sert (presque) tout le temps l’intrigue. Je sais tellement fort qui est l’inspiration pour Béhél, mais je ne vais rien dire pour pas call out l’autrice ahah.

    Hess, qui gère les addictions liées à l’alcool, est aussi très sympathique, et j’ai bien aimé son côté bourru et son côté plus posé par rapport aux autres maître comme Eym, qui s’occupe des addictions liées à la mort, et dont on sent que ça fait un petit moment qu’il devrait avoir pris sa retraite déjà ahah.

    L’idée du Purgatoire est vraiment chouette et originale, et apporte beaucoup à l’atmosphère de l’histoire. L’intrigue est plutôt classique : une jeune femme amnésique cherche à en savoir plus sur ce qui lui est arrivé et à retrouver son frère, mais tout ce qui l’entoure a été perverti et ce qui devrait être une tâche simple se transforme en survie de chaque instant au royaume des mensonges et de l’hypocrisie. Aucun des personnages que Céna côtoie n’est clean, et aucun d’eux n’inspire la confiance complètement, Céna comprise d’ailleurs, à partir de la moitié de l’intrigue. Ce texte est un tableau de l’humanité dans ce qu’elle a de plus crasse et noire.

    L’intrigue est plus contemplative et réflexive que portée sur l’action, mais certains passages sont bien, bien marquants. Si vous aimez les intrigues qui prennent leur temps, ce roman est fait pour vous, mais si ce n’est pas le cas, vous restez peut-être de rester sur votre faim.

    J’avoue pour ma part avoir deviné toute la fin assez facilement, donc il m’a peut-être manqué un peu de surprise, mais après je connais le style de l’autrice depuis longtemps donc peut-être que je m’y attendais un peu également ahah. Ce n’est pas une autrice réputée pour sa gentillesse envers les personnages, vous êtes prévenus.

    Le style est bien maîtrisé d’ailleurs, même s’il y a peut-être quelques petites scènes ici et là qui auraient peut-être gagné à être un peu raccourcies, surtout dans la deuxième partie de l’histoire. J’ai beaucoup aimé en revanche les petites pages de lore entre les chapitres, qui nous en apprennent plus sur les pans de la société qu’on voit moins dans l’histoire, notamment ce qui se passe chez les Hauts. J’ai aussi beaucoup aimé la page de statistiques du début et de la fin de l’histoire, qui en quelques mots, en dit trèèèès long sur l’état de la société.

    Dans l’ensemble, c’est une bonne découverte, aux personnages attachants et à l’intrigue simple, mais à l’univers complexe, sombre, putride et glauque bien comme il faut. Je recommanderai ce texte à des lecteurs déjà habitués au post-apo, et surtout adultes, puisque ce livre n’est pas très mineurs-friendly, que ce soit dans ses thématiques, son langage ou pour la saucisse de Béhel qu’on voit vraiment beaucoup tout au long de l’histoire ahahah.

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